Lara Estoppey

Sculpture

Av. des Alpes 59 bis
1820 Montreux

Lara est un poème qu’on lit dans la pénombre, sous un arbre dont les feuilles encore tremblantes en dérégleraient la lecture. Ou dans une église à Sienne, ou à New York : la même face roulée du cabochon de Cendrars, lui-même dépeint par des orchidées flétries, placées au calice renversé. Un poudrier pour les cochons.

 

Le poste de radio éructe un concerto de Rachmaninov. Puis la partie sept du Vaisseau fantôme. Un gouffre. Et qu’a-t-on retenu de l’histoire, de ses silences ? (Elle) : tu préférerais du Claude François ? L’atelier change, les cartes sur le mur révèlent une autre mémoire. Son atelier. Cathédrale d’icônes format carte postale. Il ne manque personne dans la possibilité de présence. Tous sont là : les moindres fantômes historiques et surtout ceux qui ne sauraient compter sur leurs quatre doigts, comme Mickey Mouse, comme Minnie. Une Amérique qui aurait doublé Docteur Herzog et Mister Kinski. Marionnettes à deux faces.

 

Nicolas Marolf, 2019

 

broadus.ch